Entre février et mars 2025, Clowns Sans Frontières – France, en collaboration avec le CICR, a apporté rires, arts du cirque et musique aux réfugiés soudanais dans les camps près de Djouba et d’Aweil, offrant un moment d’évasion et de joie à des populations marquées par la guerre.
Au Soudan du Sud, près de Djouba et d’Aweil, des camps accueillent principalement des femmes et des enfants soudanais ayant fui la guerre civile, mais aussi des réfugiés venus de pays voisins comme la RDC ou l’Éthiopie.
Ces populations ont vécu des violences, des déplacements forcés et la perte de leurs proches. Les enfants, témoins de scènes traumatisantes, et les adultes, parfois épuisés par leur parcours d’exil, ont besoin d’espaces sûrs pour se détendre et exprimer leurs émotions.
C’est dans ce contexte que CSF-France, avec le CICR, est intervenu pour apporter joie, rire et légèreté grâce au spectacle vivant.

Entre le 23 février et le 9 mars 2025, une équipe de 5 artistes et une logisticienne de CSF France, accompagnée de 2 volontaires locaux, a créé un spectacle à Djouba en seulement 4 jours.
Puis, l’équipe s’est rendue au camp de Gorom et au centre Confident Children out of Conflict (CCC).
Pendant les représentations, le public a été transporté par des clowns, de la musique, des acrobaties et de la danse, créant une parenthèse de légèreté dans un quotidien difficile.
Le spectacle a été accueilli avec enthousiasme par les enfants et les adultes :

« J’ai le souvenir de cette mère qui vient vers nous, souriante, après le spectacle. Son bonheur, elle l’a puisé dans les éclats de rires de ses enfants. Pour cela, elle nous a remerciés. »
— Nicolas Besnerais, artiste CSF France
« Votre passage à Gorom a tout changé. Les enfants et les adultes sont très enthousiastes. Ils vont en garder des souvenirs pendant longtemps ! »
— Delfine Bermijn, CICR, Deputy Protection Coordinator
« Cet enfant, fier comme un coq, portait un joli nez jaune qu’il avait confectionné lui-même avec un bouchon de bouteille ! »
— Jean-Philippe Sureau, artiste CSF-France

Pour quelques instants, les enfants ont retrouvé leur enfance, les adultes ont pu se détendre, et le staff humanitaire a vu ses liens avec la population renforcés. Ces moments simples mais précieux rappellent à tous que le rire et le jeu sont aussi des outils puissants pour apaiser les traumatismes.
Le projet a également suscité l’envie sur place de continuer ce type d’initiatives, avec les volontaires locaux prêts à reproduire et prolonger ces moments de joie.