FRANCE – avril à novembre 2015

Apporter un soutien psycho-social aux migrants...

FRANCE – avril à novembre 2015

Projet

OBJECTIF : Apporter un soutien psycho-social aux migrants et aux réfugiés 

LIEUX : Dunkerque et Calais

DATES : Avril à novembre 2015

PARTENAIRES : Médecins du Monde, Emmaüs, Terre d’Errance

ACTIONS MENEES DEPUIS 2011 : 30 spectacles réalisés / 3 000 migrants touchés / 37 artistes impliqués

ACTIONS PREVUES EN 2015 : 20 interventions / 15 artistes impliqués / 1 200 bénéficiaires

Contexte

En septembre 2011, l’antenne locale de Médecins du Monde Nord-Pas de Calais a contacté Clowns Sans Frontières afin de proposer à l’association d’intervenir auprès des migrants et des réfugiés présents dans les jungles, autour de Dunkerque et Calais. Partant du constat que les conditions de vie des personnes dans l’attente de passer en Angleterre sont comparables à celles des réfugiés ailleurs dans le monde, Clowns Sans Frontières a pris la décision d’aller à la rencontre de ces populations en transit. Depuis 2012, nous intervenons régulièrement dans les camps et les squats occupés par ces populations en transit, essayant d’apporter un peu de soleil et de rire dans un quotidien ou l’attente et la peur règnent.

Depuis la fermeture du centre de Sangatte en novembre 2002 (centre d’hébergement et d’accueil d’urgence humanitaire administré par la Croix-Rouge), des migrants et des réfugiés se sont regroupés à Calais ainsi que sur une dizaine d’autres sites de la région Nord Pas de Calais. Toutes ces personnes vivent dans des campements et des squats dans des conditions sanitaires de plus en plus alarmantes. Médecins du Monde organise des consultations médicales auprès des migrants présents sur la ville de Calais, et a créé des cliniques mobiles qui se déplacent sur différents lieux de vie des migrants dans le Dunkerquois.

Les migrants présents dans la région et auprès desquels intervient la Mission Migrants Littoral Nord-Pas-de-Calais se définissent par le caractère transitoire de leur présence en France. Ils sont de multiples nationalités : afghans, irakiens, kurdes, iraniens, érythréens, éthiopiens, soudanais, somaliens, vietnamiens, palestiniens.

Revue de Presse

www.dailymail.co.uk, 6 mai 2015 : « Migrants journey doesn’t end at Europe’s borders »
www.leplus.nouvelosb.com, 29 septembre 2015 : « Clown, je joue devant les réfugiés à Calais. En 4 ans, j’ai vu la situation s’aggraver… »
www.lavoixdunord.fr, 1er janvier 2016 : « Migrants à Steenvoorde: quand la magie des clowns opère, un jour de réveillon »
www.croixdunord.com, 7 février 2016 : « Une nouvelle école inaugurée dans la jungle »

Galerie photos

Cliquez sur les images pour accéder aux galeries complètes

FÉVRIER 2016

France 2016 © Olivier Ouadah

France 2016 © Olivier Ouadah

NOVEMBRE 2015

France 2015 © Gilles Porte

France 2015 © Gilles Porte

OCTOBRE 2015

npdc-2014_10-csf-2454-web

Nord pas de Calais © Clowns Sans Frontières

 

JUIN 2015

Nord Pas de Calais 2015 © Patrick Guionnet

Nord Pas de Calais 2015 © Patrick Guionnet

AVRIL 2015

Nord Pas de Calais 2015 © Marine Louvigny

Nord Pas de Calais 2015 © Marine Louvigny

Témoignage

 » A Tatinghem, ça n’est jamais évident.Le camp se situe dans un fossé, le long d’un chemin de campagne bordé de champs cultivés… il y a souvent peu de personnes et généralement quand on arrive on trouve des visages froncés, fermés pour ne pas dire hostiles tant ils sont fatigués, à bout… Alors nous jouons puis nous partons pour revenir quelques temps plus tard trouver cette même expression sur de nouveaux visages, jouer et partir de nouveau tout en sachant que nous reviendrons pour jouer et s’en retourner une nouvelle fois avec ce même sentiment de manque, de trop peu, d’inabouti, de frustration de n’avoir pas su, pu fendre ou si peu, le temps de notre présence ce mur de désespoir collé sur ces visages.

Ce vendredi 19 juin 2015 il est 13h quand nous arrivons à l’orée du chemin, Dominique la bénévole (ils sont toujours là… les bénévoles… fatigués eux aussi, épuisés pour certains, d’assister impuissants aux désastres humains qui ne cessent de s’amplifier, s’accroitre… là tout près de chez eux… touchés, atteints… mais ils ne lâchent rien… ils sont là… toujours là…), Dominique donc, qui nous accueille, nous prévient de tensions existantes entre afghans et syriens, ces derniers minoritaires relégués plus bas que boue dans ce camp déja plus bas que terre. « Ils sont 50… » nous dit elle.

Alors nous jouons, alors nous dansons, alors nous sautons, alors nous rions, alors nous nous embrassons, alors nous fraternisons… nous tous ensemble, français, afghans, syriens, hommes, femmes, enfants à rire, tourner, danser, virevolter… Alors nous repartons heureux d’avoir su, pu fendre le temps de notre présence ce mur de désespoir collé sur ces visages. Cette fois ci en tous cas…

Merci à eux d’avoir cette force de vie, merci aux bénévoles de leurs permettre de conserver cette force, merci pour ce moment inoubliable un jour perdu de juin sur cette Terre que nous avons tant de mal à partager.

Une chose est sûre… nous reviendrons… »

Patrick, responsable artistique