URUGUAY

•    Clowns sans Frontières intervient en Uruguay depuis 2005. •    Une première tournée de spectacles en 2005 a permis de travailler...

•    Clowns sans Frontières intervient en Uruguay depuis 2005.

•    Une première tournée de spectacles en 2005 a permis de travailler avec des artistes locaux et d’offrir 24 spectacles à près de 10 000 personnes de Montevideo aux villages du nord est du pays.

•    Deux soirées de soutien ont été organisées au Théâtre Solis de Montevideo les 6 et 7 mars 2007 pour financer la suite du projet.

•    En novembre 2007, la suite du projet à de nouveau associé des artistes français et uruguayens. 30 sêctacles ont été joué pour plus de 10 000 personnes.

•   Deux nouvelles soirées de soutien ont été organisées les 5 et 6 mars 2008 au théâtre du Solis. Les recettes ont servi à soutenir la création d’une structure associative uruguayenne à l’image de Clowns Sans Frontières.

• Clowns sin fronteras – Uruguay a été créée en mai 2008. L’association est composée d’artistes uruguayens, elle a organisée une mission auprès des populations défavorisées de Montevideo en novembre 2008 à laquelle un artiste français a participé.

• En Mars 2009, 5 soirées de soutien à Clowns sin fronteras Uruguay seront organisées au Théatre Solis.

En 2002, l’Uruguay a été touché de plein fouet par la crise argentine, subissant la pire crise économique et financière de son histoire. Un plan d’ajustement budgétaire et des mesures de relance ont été adoptés. A partir de 2004 et surtout de 2005, la croissance a repris et l’économie s’est rétablie, mais le pays reste fragile. La dette publique augmente, le chômage affecte presque 20% de la population active et 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. En périphérie de Montevideo, les banlieues sont surpeuplées et les bidonvilles s’étendent. Sur une population de 3 millions d’habitants, 300 000 enfants vivent dans la pauvreté.

Le projet de Clowns sans Frontières en Uruguay est né à la demande de Pascal Wyrobnik, artiste français ayant vécu une dizaine d’années à Montevideo, où il a créé la compagnie Moxhelis. Dès le début, le projet a été conçu en étroite collaboration avec des artistes uruguayens, dans une logique d’échanges et d’enrichissement mutuel. L’idée était de soutenir le travail des artistes locaux, tout en les encourageant à développer des actions en faveur des populations les plus défavorisées du pays.

La tournée de spectacles de novembre 2005 :
Suite à un repérage mené en octobre 2005, une tournée de spectacles a été organisée pour la première fois en novembre 2005 en Uruguay, en faveur des enfants des rues de Montevideo et des populations isolées vivant dans les villages du nord est du pays (San Jose, Paysandu, Bella Union).

L’équipe était composée de 18 artistes dont 5 artistes français et 13 artistes uruguayens. Ce grand nombre d’artistes a permis d’offrir un grand éventail de numéros et de passer en revue un large panel de possibilités artistiques (trapèze, clown, acrobatie, jonglage, marionnettes…)

Dormant sous des tentes, voyageant dans un bus, en complète autonomie, la petite troupe a pu jouer tant à la campagne qu’en ville. Au total, ce sont 24 spectacles qui ont été offerts à près de 10 000 personnes.

Les artistes uruguayens ont complètement adhéré à l’esprit et à l’éthique de Clowns sans Frontières. Ils souhaitent se rassembler au sein d’une association qui serait l’équivalent de Clowns sans Frontières en Uruguay, pour organiser des spectacles pour les enfants défavorisés, que ce soit dans leur pays ou au delà de leurs frontières.

Le spectacle de soutien des 6 et 7 mars 2007 :
Pour pérenniser le projet et financer les actions futures, deux soirées de soutien ont été organisées au théâtre du Solis de Montevideo, dont la salle a été prêtée pour l’occasion. 4 artistes français et de nombreux artistes uruguayens ayant participé à la mission de novembre 2005 ont préparé cet évènement. Les bénéfices de ces deux spectacles ont servi à financer la mission de novembre 2007.
La tournée de spectacles de novembre 2007
Dans le même esprit que la première mission en 2005, une nouvelle tournée de spectacles a eu lieu en novembre 2007, cette fois 2 d’artistes français ont rejoint 17 artistes uruguayens.

2008, création de Clowns sin Fronteras-Uruguay

Le théâtre du Solis devenu l’un des principaux partenaires du projet a de nouveau  prêté sa salle pour 2 soirées de soutien les 5 et 6 mars 2008.

Les recettes de ces 2 soirées ont servi à financer la création de Clowns sin Fronteras – Uruguay. Après  2 années de  collaboration avec les artistes uruguayens, ces derniers ont émis l’envie de développer leur projet en Uruguay mais également dans les pays voisins.

Une tournée a été organisée en novembre 2008, sur le même modèle que les précédentes.

Clowns sans Frontières intervient aujourd’hui en appui à la structure locale.
Partenaires sur le terrain :
L’Ambassade de France, la compagnie Moxhelis, la compagnie Bosquimanos Koriak, le théâtre Solis, et d’importants relais locaux (à San Jose : Hugo Sereta, Juan Carlos Barreto, Silvana Yebra/ à Paysandu : Carlos Moreira, Ana Botin, Oscar Scotellaro/ à Bella Union : Teresita Meza, Mabel Dalto/ à Montevideo : Sonia, Victor Minetti, Claudia).

Partenaires financiers :
•    2005 : ADAMI, Mairie de Paris, Fondation BNP Paribas

•    2007 : ADAMI, Mairie de Paris, Ministère de la Culture, le théâtre du Solis de Montévidéo.

•    2008 : CulturesFrance

Témoignage de Léo, artiste uruguayen / mission novembre 2005

Chaque fois que l’on finit une scène, il nous reste les images du lieu, des grands-pères qui viennent avec leurs petits et s’émeuvent en remerciant Clowns sans Frontières. On sent qu’ils veulent nous rendre la joie que nous amenons dans ces endroits. Il n’est pas courant de voir un événement de ce genre, et pour la plupart des enfants, c’est leur premier contact avec un cirque. On voit des centaines de visages avec les expressions les plus variées, mais tous avec un sourire…
Pour moi, le groupe humain qui s’est formé est très important. Je crois qu’on arrive à transmettre « l’esprit » qu’il y a entre nous tous. Malgré le fait d’être un groupe nombreux, on partage les mêmes valeurs, la solidarité, le respect, la camaraderie, et on le transmet à chaque spectacle.

Témoignage de Beto, membre fondateur de Clowns sin Fronteras / 2008

Je suis sur que la création de cette association va changer pas mal de choses. Il est important qu’elle profite à d’autres artistes locaux ou régionaux ayant des objectifs similaires et voulant accéder à ces publics qu’il est souvent si difficile d’aller rencontrer.

Témoignage de Lichi, artiste uruguayen / 2008

Il y a deux choses que j’aime dans le nom « Clowns sans Frontières » : la première c’est « clown » et tout ce que ça signifie, toutes les libertés que quelqu’un peut prendre pour exprimer ses sentiments, ses sensations ou des situations. La seconde est « sans frontières » : la non nécessité de la langue, la non importance de la religion, du sexe ou de l’âge. L’humour est un bien necessaire à toute l’humanité.