CROATIE, Janvier 1997

•    C’est en Croatie qu’ont eu lieu les deux premières missions de Clowns sans Frontières en juin et en août 1994 dans les camps de...

•    C’est en Croatie qu’ont eu lieu les deux premières missions de Clowns sans Frontières en juin et en août 1994 dans les camps de réfugiés de la région de Split et de Zagreb.

•    Trois ans plus tard, en décembre 1997, une nouvelle mission a été organisée à Zagreb, à Gracac et à Split.

•    Au total, ce sont plus de 8 000 personnes qui ont assisté à nos spectacles.

Clowns sans Frontières se crée en Espagne en 1993 puis en France l’année suivante dans le contexte de la guerre des Balkans. Après avoir participé à une mission en Croatie aux côtés des artistes espagnols de Payasos sin Fronteras, Antonin Maurel décide de créer la même association en France.

A l’époque, ce sont 900 000 réfugiés et déplacés croates et bosniaques qui vivent dans les camps. En juin 1994, une première équipe de Clowns sans Frontières France se rend dans les camps autour de Split pour apporter des moments de joie aux réfugiés. La magie du spectacle permet d’alléger leurs souffrances, d’amener une respiration dans la lourdeur de leur quotidien.  De nombreux témoignages nous permettent de réaliser la nécessité de notre action et nous encouragent à revenir.

Mission de juin 1994 : spectacles dans 11 camps de la région de Split.

Mission d’août 1994 : spectacles dans 10 camps de la région de Zagreb.

Pour ces deux premières missions, les artistes français sont partis en camion par la route. Les équipes étaient composées de clowns, trapézistes, musiciens, danseurs et acrobates, partageant tous une envie d’être solidaire avec les populations victimes de la guerre des Balkans.

Mission de décembre 1997 : spectacles à Zagreb, Gracac, et Split.

Partenaires sur le terrain :

•    1994 : association basque-espagnole « SOS Balkans », Nexus (communauté néerlandaise), Tanja Tadic.
•    1997 : Equilibre.

Partenaires financiers :

•    1994 : l’AFAA, Payasos sin Fronteras, Union des sociétés d’autoroutes à péages.
•    1997 : Action humanitaire.

Une grand mère bosniaque, juin 1994 :
« Je ne trouve pas les mots, ça nous rend gais, ça donne de l’espoir pour l’avenir, on n’a pas ri comme ça depuis le début de la guerre ».

Marie le Moigne, juin 1994 :
En voyant ce qui ce passe dans les Balkans, j’avais envie d’être solidaire mais c’est difficile de trouver des chemins de solidarité. Je ne pouvais pas me mettre à la disposition d’une organisation humanitaire de convoi alimentaire. Par contre, Clowns sans Frontières, c’est quelque chose qu’on pouvait faire, qu’on savait faire. Peut-être qu’on s’agrandira et qu’on prendra de l’ampleur, mais pour le moment, on peut le faire avec nos dix doigts, nos quatre copains et quelques appuis… et c’est merveilleux.

Isabel de la Cruz Shahwan, Haut Commissariat aux Réfugiés, Split 1994 :
Très peu de gens passent vraiment du temps avec les réfugiés, les organisations humanitaires vont voir leurs besoins puis s’en vont et ensuite un camion apporte éventuellement quelque chose. Les plus grands problèmes des réfugiés ne sont pas la nourriture ou le logement. À long terme, il faut prendre en compte l’aspect psychologique et social, ils sont laissés à l’abandon et ne le tolèrent plus. On ne doit pas ignorer que pour eux une nourriture mentale est au moins aussi importante qu’une autre nourriture.